Livres recommandés par Édouard Philippe
Vingt ans après Alexandre Dumas
Vingt ans après interroge, non sans humour, l'héroïsme finissant de ses héros, qui n'en multiplient pas moins les faits d'armes dans un récit riche en péripéties. Charles Samaran éclaire la manière dont l'imaginaire romanesque d'Alexandre Dumas s'est nourri de la lecture des mémorialistes et des historiens.
Recommandé par : Édouard Philippe
Les Trois mousquetaires Alexandre Dumas
Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne. Victor Hugo. Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l’obstacle et l’espace sans jamais faiblir. Il couvre d’immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur. Sainte-Beuve. Les Trois Mousquetaires… notre seule épopée depuis le Moyen Âge. Roger Nimier. Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d’aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l’insolence et l’amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l’amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition.
Recommandé par : Édouard Philippe (et aussi par Esther Crauser-Delbourg, François Busnel, Xavier Fontanet, Jean-François Gayraud, François Busnel)
Le Vicomte de Bragelonne Alexandre Dumas
Au mois de mai 1660, le vicomte de Bragelonne arrive au château de Blois, porteur d’une lettre annonçant à Monsieur, le frère de Louis XIII, l’arrivée de Louis XIV et de la cour. La nuit suivante, un homme se présente au monarque : c’est le roi d’Angleterre Charles II, dépouillé de son royaume, qui vient demander au roi de France de l’argent ou des hommes afin de reconquérir sa couronne. Mazarin refuse. Sur le chemin du retour, Charles II rend visite à Athos qui lui propose son aide... Publié de 1847 à 1850, Le Vicomte de Bragelonne achève la trilogie ouverte par Les Trois Mousquetaires et poursuivie avec Vingt ans après. Mais ce troisième volet est placé sous le signe du désenchantement et de la mélancolie : les repères dont disposaient les mousquetaires pour régler leur action vacillent dans un monde qui a changé.
Recommandé par : Édouard Philippe
Voyage au bout de la nuit Louis-Ferdinand Céline
- Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !... - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie... - Il y a l'amour, Bardamu ! - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds.
Bruno Colmant : Le Voyage au bout de la nuit de Céline. Je l'ai découvert quand j'avais une quarantaine d'années. Alors, je vais distinguer le Céline, on va dire le salaud antisémite et collaborateur de l'écrivain. Mais Le Voyage au bout de la nuit est quelque chose qui est un ouvrage majeur.
Eric Coquerel : Je suis un peu embêté parce que quand même le personnage est devenu vraiment trop infréquentable par son antisémitisme. Mais Céline, voyage au bout de la nuit, est quand même quelque chose d'un point de vue littéraire qui est quand même assez prodigieux. Il faut l'avoir lu. Voilà. Mais c'est toujours un peu compliqué quand même de faire la part entre l'œuvre littéraire et puis la personne qui l'a écrit.
Juan Branco : Parce que c'est le plus grand livre de littérature du 20e siècle, de très loin.
Recommandé par : Édouard Philippe (et aussi par Bruno Colmant, Eric Coquerel, Juan Branco, François Busnel, Martin Solveig, Flore Vasseur)
L'étrange défaite Marc Bloch
«Ces pages seront-elles jamais publiées ? Je ne sais. Il est probable, en tout cas, que, de longtemps, elles ne pourront être connues, sinon sous le manteau, en dehors de mon entourage immédiat. Je me suis cependant décidé à les écrire. L'effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement.».
Matthias Fekl : Je voudrais signaler la réédition de ce livre de Marc Bloch, publiée chez Gallimard avec une préface de Johann Chapoutot, à l’occasion de son entrée au Panthéon. C’est un texte magnifique, d’une intelligence et d’une probité exceptionnelles, qui continue d’éclairer notre compréhension des faillites politiques et morales avec une force intacte.
Thibault de Montbrial : Je sais qu'en ce moment tout le monde en parle, mais il est hallucinant. C'est L'étrange défaite de Marc Bloch. Je l'ai relu l'été dernier. C'est pas long. Vous le lisez, il y a des paragraphe entiers, vous avez l'impression que c'est écrit la semaine dernière. Extraordinaire pour comprendre comment une société peut s'effondrer de l'intérieur. Marc Bloch, non seulement il l'a vécu, il l'a vu, mais il l'a analysé au laser et tout le monde devrait le relire.
Recommandé par : Édouard Philippe (et aussi par Matthias Fekl, Thibault de Montbrial, François Busnel)
Les faux-monnayeurs André Gide
Depuis quelque temps, des pièces de fausse monnaie circulent. J'en suis averti. Je n'ai pas encore réussi à découvrir leur provenance. Mais je sais que le jeune Georges - tout naïvement je veux le croire - est un de ceux qui s'en servent et les mettent en circulation. Ils sont quelques-uns, de l'âge de votre neveu, qui se prêtent à ce honteux trafic. Je ne mets pas en doute qu'on abuse de leur innocence et que ces enfants sans discernement ne jouent le rôle de dupes entre les mains de quelques coupables aînés.
Recommandé par : Édouard Philippe
Les Contemplations Victor Hugo
Redécouvrez Les Contemplations, le chef-d’œuvre poétique de Victor Hugo, dans une édition enrichie pensée pour les lecteurs d’aujourd’hui. Texte intégral, introduction, analyse thématique et documents d’archive : un voyage intime, grandiose et accessible au cœur du XIXe siècle littéraire.
Un monument de la poésie française dans une édition enrichie et accessible.
Publié en 1856, Les Contemplations est l’un des recueils majeurs de Victor Hugo, à la fois journal intime, livre de deuil, de foi, d’amour et de révolte. En six livres, Hugo y explore l’existence humaine dans sa dimension la plus personnelle et la plus universelle.
Cette édition enrichie réunit le texte intégral, présenté avec un appareil critique clair et approfondi.
Recommandé par : Édouard Philippe
La Légende des Siècles Victor Hugo
Lorsque l'éditeur Hetzel commande à Hugo des "Petites Épopées", il ne se doute pas que le poète bâtira un monument littéraire, La Légende des Siècles, dont l'ambition est, ni plus ni moins, de retracer l'histoire de l'humanité. Le résultat est une fresque lyrique, épique et satirique à la fois, qui, des exploits de chevaliers errants aux crimes des pires tyrans, des premiers temps du monde à un au-delà de l'histoire, offre de l'homme un portrait contrasté. Suivant ce chemin sinueux, Hugo livre une interrogation inquiète sur le Progrès : qu'espérer dans cette nuit d'atrocités où se devine l'ombre du Second Empire ? Cette nouvelle édition reprend la première des trois séries de La Légende des Siècles. Sa genèse et ses enjeux sont ici restitués dans toute leur ampleur et toute leur complexité.
Maxime Blondeau : C'est un recueil de poèmes où j'ai rarement vu un auteur qui plonge dans les racines de notre histoire humaine et vraiment du genre humain, mais vraiment presque jusqu'à la pointe des racines.
Recommandé par : Édouard Philippe (et aussi par Maxime Blondeau)
Cyrano de Bergerac Edmond Rostand
Désespéré par son fameux nez "qui d'un quart d'heure en tous lieux le précède", le Gascon Cyrano n'ose ouvrir son coeur à sa cousine Roxane, l'objet de sa passion. Cet homme de l'ombre aussi laid qu'éloquent prêtera donc, en secret, sa verve et sa voix à son rival plus beau, mais moins spirituel que lui... Cyrano de Bergerac, comédie héroïque créée le 28 décembre 1897, a ravi des générations de spectateurs et de lecteurs. De Constant Coquelin à Gérard Depardieu, les plus grands comédiens ont prêté leurs traits à ce personnage haut en couleurs, incarnation pittoresque du coq gaulois, poète fantasque et amoureux sublime. Dans cette oeuvre pleine de panache à l'origine d'un engouement populaire sans précédent, Rostand nous rappelle, sous couvert de légèreté, que l'on ne saurait vivre que de lyrisme et d'ivresse.
Willy Schraen : C’est fétiche, faut que je le lise une fois par an. Parce que comme dans le texte que je connais par coeur, je me reconnais dans cet olibrillus. C'est encore plus beau quand c’est inutile, les valeurs du panache, c'est quelque chose qui est fort pour moi, je trouve que c'est un merveilleux texte.
Recommandé par : Édouard Philippe (et aussi par François Busnel, Alexandre Boucheix, Willy Schraen, François Busnel)
L'Homme qui aimait les chiens Leonardo Padura
Sur la plage de La Havane, Iván, écrivain frustré, a recueilli les confidences d’un homme mystérieux, promenant deux lévriers barzoï. L’inconnu semblait connaître intimement Ramón Mercader, l’assassin de Trotski. Des années plus tard, Iván s’empare de cette rencontre : il retrace les trajectoires de Trotski et de Ramón, depuis la Révolution russe jusqu’à leur rencontre dramatique à Mexico…
Leonardo Padura, né à La Havane en 1955, est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénarios pour le cinéma. La plupart de ses livres sont disponibles chez Points.
Édouard Philippe : C’est un livre sur l'assassinat de Trotsky par ce catalan qui s'appelle Mercader. Moi je ne suis pas exactement Trotskyste, c'est un livre extraordinaire. D'abord c'est très bien construit, c'est vachement impressionnant, c'est très bien écrit. C'est un très très beau livre sur l'espèce d’acharnement idéologique de Trotsky, mais aussi de ce que c'est que la vieillesse d'un homme qui est battu, de dinguerie de Staline, et puis de toute cette espèce de période qui va de la guerre d'Espagne, enfin au début de la guerre d'Espagne, puis la guerre d'Espagne, puis l'après-guerre d'Espagne pour les militants communistes, c'est formidable.
Rony Brauman : Le dernier roman que j'ai lu, qui m'a littéralement fasciné, qui m'a envouté. Et qui est notamment l'histoire… Je dis notamment, parce que c'est un livre très touffu, très documenté, mais notamment l'histoire de Ramón Mercader, l'homme qui a assassiné Trotsky, ce qui nous met, qui nous plonge, dans l'entraînement des services spéciaux soviétiques à la grande époque, qui nous plonge dans la guerre d'Espagne et aussi au Mexique, où l'aventure de Trotsky s'est terminée sous les coups de pic à glace de Ramón Mercader. C'est un polar fantastique et on apprend beaucoup en histoire.
Recommandé par : Édouard Philippe (et aussi par Rony Brauman)
Édouard Philippe apparait dans les épisodes suivants :
Génération Do It Yourself (GDIY) diffusé le 07/06/2026
#546 - Édouard Philippe - Le courage politique et l’addiction française à la dépense publique
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