L’encyclique du pape - Le nouvel esprit public
Invités dans cet épisode :
Livres recommandés dans cet épisode :
L'étrange défaite : Je voudrais signaler la réédition de ce livre de Marc Bloch, publiée chez Gallimard avec une préface de Johann Chapoutot, à l’occasion de son entrée au Panthéon. C’est un texte magnifique, d’une intelligence et d’une probité exceptionnelles, qui continue d’éclairer notre compréhension des faillites politiques et morales avec une force intacte. Matthias Fekl
Georges Mandel - Le premier résistant : Je voudrais également attirer l’attention sur Georges Mandel, le premier résistant, biographie consacrée par Hugo Coniez à cette figure majeure de notre histoire politique. Trente-cinq ans après l’ouvrage de référence de Jean-Noël Jeanneney, ce livre remet en lumière un grand serviteur de l’État, proche de Clemenceau, esprit d’une rare lucidité et victime d’un antisémitisme constant tout au long de sa carrière, jusqu’à son assassinat lâche en forêt de Fontainebleau. Une manière de redécouvrir un homme que l’histoire française n’a peut-être pas encore pleinement mesuré. Matthias Fekl
Comment naquit la guerre de 14 : Ces temps-ci, je suis plongé dans des travaux ayant trait à l’entre-deux-guerres et à la guerre froide, et cela m’a conduit vers un ouvrage d’histoire que je n’avais jamais lu, Comment naquit la guerre de 1914 d’Alfred Fabre-Luce, préfacé par Georges-Henri Soutou. Ce livre m’a beaucoup intéressé parce qu’il prend résolument le contre-pied d’une certaine tradition historiographique française en réexaminant les responsabilités du déclenchement de la guerre et en soulignant, avec un relativisme stimulant, le rôle central de la Russie — et, à mes yeux, celui de l’Allemagne — là où la thèse contemporaine des « somnambules » tend davantage à diluer les responsabilités. L’ouvrage devient encore plus passionnant lorsqu’il aborde l’après-guerre et livre une critique sévère de la politique française d’occupation de la Ruhr, montrant comment la France n’a pas su transformer intelligemment sa victoire ni saisir les ouvertures apparues avec Stresemann. Fabre-Luce me paraît se tromper lorsqu’il voit dans Munich une ultime victoire de la sécurité collective, et sans doute sous-estime-t-il aussi le poids décisif de l’état-major prussien, mais précisément ces erreurs et ces partis pris rendent sa lecture féconde. Au fond, ce livre invite à réfléchir à une question qui demeure actuelle : il n’y a pas d’ordre européen durable sans communauté de valeurs démocratiques, et c’est peut-être là la leçon historique la plus importante. Jean-Louis Bourlanges
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