Stress test : Agnès Pannier-Runacher - Thinkerview
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Les Hauts Parleurs : C'est une nouvelle qui prend comme pitch la privatisation du langage. C'est-à-dire que les mots deviennent propriétés de grands groupes qui vous font payer des royalties quand vous les utilisez. Puis vous avez des collectionneurs qui vont acheter à prix très élevés des mots rares ou des mots savants et vous avez toute une société qui se construit comme ça et donc forcément les pauvres sont privés de langage. Et les grands de la WorldCo va acheter amour, va acheter, enfin, vraiment, les mots des émotions. C'est fascinant parce qu'évidemment c'est un pitch totalement extrême mais qui est extraordinairement en miroir de ce qui se passe avec les GAFAM. Et ce truc a été écrit, je veux pas dire de bêtises, mais il y a une bonne dizaine d'années quand même. Agnès Pannier-Runacher
Le Peuple contre la démocratie : Moi j'ai trouvé ça limpide, justement, dans la compréhension de la montée, enfin, le problème de la défiance en politique. Je trouve que c'est limpide de comment le peuple se sent dépossédé de son droit à décider face à une démocratie qui met en place des garde-fous pour protéger les minorités, pour construire un droit international, etc. Et ce développement d'une espèce de, peut-être intérêt, ou une baisse de la réticence vis-à-vis de pouvoir plus autoritaire. Agnès Pannier-Runacher
Les voies nouvelles du géomimétisme : Soigner le climat grâce au vivant : Bon, ça paraît un peu perché, mais c'est raconté de manière totalement passionnante, comment la biodiversité, c'est-à-dire les solutions naturelles, comment la nature, la sophistication de la nature pour réguler le climat. Et l'idée derrière c'est de dire en fait c'est le biomimétisme, c'est on a des solutions qui sont ultra sophistiquées dans la nature et qu'on aurait intérêt à copier, à reproduire, etc. pour arriver à lutter contre les dérèglements climatiques. Mais au-delà de l'usage qu'on peut en faire, ce qui est magique, c'est à quel point on est des espèces de gros patapouf en pensant singer la nature avec notre ingénierie qui est piètre par rapport à comment le cycle d’un cétacé peut piéger des tonnes de carbone, enfin des kilos de carbone
qu'on n'avait absolument pas mesuré il y a encore quelques années, les régulations océaniques … C'est assez magique, j'ai l'air un peu perché quand je raconte ça, mais je recommande vraiment. Agnès Pannier-Runacher
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