Livres recommandés par Olivier Mevel
Au Bonheur des Dames Émile Zola
Le Second Empire vise à faire de Paris la capitale de la mode et du luxe. La ville se modernise. Les boutiques du Paris ancien laissent place peu à peu aux grands magasins, dans le voisinage des boulevards et de la gare Saint-Lazare. La nouvelle architecture illustre l'évolution des goûts : on entre dans le royaume de l'illusion. Octave Mouret, directeur du Bonheur des Dames, se lance dans le nouveau commerce. L'exploit du romancier est d'avoir transformé un épisode de notre histoire économique en aventure romanesque et en intrigue amoureuse. Rien d'idyllique pourtant : le magasin est construit sur un cadavre ensanglanté, et l'argent corrompt tout. Pour Zola, la réussite du grand magasin s'explique par la vanité des bourgeoises et le règne du paraître. Il nous décrit ici la fin et la naissance d'un monde : Paris, incarné ici dans un de ses mythes principaux, devient l'exemple de la cité moderne.
Olivier Mevel : Pour tous ceux qui aiment le commerce et tous ceux qui veulent, on va dire, comprendre d'où c'est parti. Le plus grand livre sur le management et le commerce a été écrit par Emile Zola il s'appelle Au Bonheur des Dames. C'est l'histoire d'un petit monsieur, en fait Zola va reprendre et se mettre dans les pas d'Aristide Boucicaut, le créateur du Bon marché et donc Zola, avec sa logique naturaliste, va rendre le magasin de manière extraordinaire. Et on comprend pourquoi d'ailleurs aux États-Unis Aristide Boucicaut est un des personnages les plus enseignés, le créateur du Bon marché et de ses grandes surfaces spécialisées parce que le Printemps et tout ce qui arrivera derrière les, les Galeries Lafayette viendront de là et relire Au bonheur des dames, qu'on soit chef d'entreprise, qu'on soit jeune salarié, jeune étudiant peu importe, c'est un vrai plaisir.
Recommandé par : Olivier Mevel (et aussi par François Busnel)
L'étranger Albert Camus
"Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."
Olivier Mevel : Il faut l'avoir lu une fois dans sa vie. Parce que c'est un voyage en absurdie et c'est peut-être aussi se dire que voilà, la vie mérite d'être vécu
et que dans le fond on aura tous une fin, il ne faut pas en avoir peur, un message un peu de Camus quand on approche la fin,
mais elle mérite d'être vécue. Donc pas de voyage en absurdie sans avoir lire l'étranger de Camus.
Recommandé par : Olivier Mevel (et aussi par François Busnel, Bernard Accoyer, François Busnel)
Le rouge et le noir Stendhal
Jeune ambitieux nourri à la légende napoléonienne, Julien Sorel entre au service du maire de son village, Monsieur de Rênal, comme percepteur de ses enfants. Cet ombrageux mais séduisant jeune homme, soucieux de faire oublier ses origines modestes, ne recule devant rien pour assouvir ses désirs d'élévation sociale.
Deux femmes l'aimeront qu'il aimera également : la douce Madame de Rênal, dont il devient l'amant, et l'intense Mathilde de la Mole, toutes deux instruments de son ascension – et accessoires, passionnés, de sa chute.
Olivier Mevel : C’est le premier roman d'amour qui m'a littéralement subjugé, parce que je trouve que l'histoire de Julien Sorel et Mathilde de la Mole est assez extraordinaire. Donc j'ai appelé un de mes enfants Julien et ma fille Mathilde suite à ça.
Rachel Picard : C'est mon livre d’enfant, enfin, de jeune adulte, entre les deux. Donc il m'a bouleversé. Et je l'ai racheté il n'y a pas longtemps. Je l'ai pas encore relu. J'ai peur d'être déçue mais je vais quand même essayer peut-être cet été. C'est Le rouge et le noir. C'est quand même un grand classique. J'adore les grands classiques. Il y a des standards, j'étais une grande grande fan de ça. Parce que il y a plein de... c'est très très bien écrit. Un amour de la langue, un amour des langues d'une manière générale. Je voulais faire ça, mon métier à la base ça devait être ça.
Recommandé par : Olivier Mevel (et aussi par François Busnel, Rachel Picard, François Busnel, Nouriel Roubini)
Olivier Mevel apparait dans les épisodes suivants :
Thinkerview diffusé le 23/03/2026
Olivier Mevel et Anthony Déchaux - La Guerre des Prix ? Le vrai coût de l’alimentation ?
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