Dans la bibliothèque de Bénédicte Savoy - Le Book Club
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Livres recommandés dans cet épisode :
Graffitis : Inscrire son nom à Rome (XVIe-XIXe siècle) : Pour ce livre, Charlotte Guichard est allée à Rome explorer, probablement avec une lampe de poche, les traces qu'avaient laissées des artistes eux-mêmes sur les œuvres d'autres artistes. Ils allaient noter leur nom pour se graver dans la beauté des autres, pour montrer qu'ils étaient passés par là. Ce que j'adore dans ce livre, c'est qu'on est face à une pratique ancienne qui nous fait penser à autre chose. C'est peut-être le selfie de l'époque. Bénédicte Savoy
Mélancolie des confins - Nord : Dans tout le livre, Mathias Enard déploie, non seulement son goût des confins, son goût de la marche et des marges, mais aussi son goût de la littérature, en langue allemande. Il parle lui-même très bien allemand et il va nous promener de Goethe à Schiller en passant par l'artiste Kette Kollwitz, de manière géographique et géopoétique. Bénédicte Savoy
Ecrits radiophoniques : Ce texte est d'un recueil d'écrits radiophoniques, puisqu'on oublie souvent qu'une grande part de la pensée de Walter Benjamin s'est faite dans l'oralité. Dans les années 30, il travaillait pour la radio, qui était un média assez nouveau et notamment la radio pour les enfants. J'aime bien l'idée que l'oralité a toujours eu une part dans la pensée, y compris de celle des héros de nos disciplines et que ça peut continuer ou recommencer par là. Bénédicte Savoy
Hitler voulait l'Afrique : Les plans secrets pour une Afrique fasciste (1933-1945) : L'historien Alexandre Kum’A N’Dumbe III vit à Douala, au Cameroun, mais il a longtemps vécu et enseigné à l'université en Allemagne. C'est un grand germaniste camerounais, qui doit avoir un peu plus de 80 ans aujourd'hui. Il est vraiment le représentant de cette élite intellectuelle camerounaise germanophone très au fait de la culture allemande, et ce qui est passionnant dans tout son travail, c'est qu'il inverse la perspective. Très grand spécialiste de l'histoire telle qu'elle est écrite par les historiens occidentaux, allemands, européens, il retourne la perspective et pose les questions depuis le Cameroun, depuis l'Afrique. C'est une voix très importante et pour moi, et particulièrement touchante, parce qu'on parle en allemand ensemble et cela crée une amitié intellectuelle et transgénérationnelle. Bénédicte Savoy
L'homme qui se prenait pour Napoléon : Le musée du Prado m'avait demandé de revenir sur les grandes restitutions de 1815, le moment où la France, après Napoléon, a été obligée de rendre tout, ou presque, ce qu'elle avait pris en Europe sous la Révolution et l'Empire. Tout cela m'a rappelé que la période napoléonienne avait aussi été une période de fous et que Laure Murat avait consacré tout un livre à la manière d'écrire l'histoire par la folie ou de regarder quel type de folie l'histoire avait produit à chaque moment. Elle s'est intéressée à l'émergence de très nombreux empereurs, juste avant, pendant et après l'Empire. Ce sont des gens qui se prennent pour des empereurs, des mégalomanes, et pour ce travail, Laure Murat a recherché dans des archives de ce qu'on appelait à l'époque des asiles de fous : c'est passionnant. Bénédicte Savoy
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