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Dans la bibliothèque de Mélissa Laveaux - Le Book Club

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Les affres d'un défi

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Nos solitudes

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Edwidge Danticat

Odyssée de la Vénus Noire

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Robin Coste Lewis

Non-noyées : Leçons Féministes Noires apprises auprès des Mammifères Marines

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Alexis Pauline Gumbs, Maya Mihindou

Les affres d'un défi : Pour Mélissa Laveaux, ce roman est l’un des plus puissants textes haïtiens sur la déshumanisation. « J’adore cet ouvrage, parce qu’il parle hyper bien de cette métaphore de la déshumanisation des personnes esclavisées », dit-elle. Frankétienne revisite le motif du zombie comme une figure politique, née des violences de l’esclavage et des fractures de l’Haïti post‑indépendance. Elle souligne combien l’auteur parvient à traduire l’expérience de continuer à vivre dans l’effondrement : « C’est la seule manière que quelqu’un peut continuer en fait », confie‑t‑elle en refermant un extrait lumineux. Le style spiralé, halluciné, viscéral de Frankétienne rejoint sa propre écriture : « .Peut-être que c’est un héritage littéraire haïtien… de la poésie charismatique et viscérale. » Mélissa Laveaux

Nos solitudes : Ce texte, écrit pendant le confinement, résonne profondément avec la sensibilité de Mélissa Laveaux. « Il y a plein d’entre nous qui ont connu des fins du monde diverses », dit-elle. Edwige Danticat tisse catastrophes, tremblements de terre, exils, deuils, en montrant comment chaque vie contient déjà plusieurs apocalypses. Mélissa Laveaux s’arrête particulièrement sur le motif du sel. « J*’ai dit aux aspirants écrivains que je suis écrivaine parce qu’on m’a en quelque sorte donné du sel* », lit‑elle, émue. Le sel qui libère les zombies, le sel qui réveille les vivants, le sel transmis comme héritage intime. Elle y retrouve un geste fondateur : « Mes parents m’ont toujours donné ce cadeau d’être militante, d’être offusquée par le monde. » Mélissa Laveaux

Odyssée de la Vénus Noire : Mélissa Laveaux parle de ce texte comme d’un choc nécessaire. « Il y a une manière très intéressante de regarder le corps des femmes noires à travers l’art », dit‑elle, en soulignant que même lorsqu’il est désiré, « ce n’est pas un corps désirable, et ce n’est pas un corps priorisé ».
Robin Coste Lewis compose son œuvre en assemblant des centaines de descriptions muséales, révélant comment l’histoire de l’art occidentale a objectifié, fragmenté, ou exotisé les corps noirs. Mélissa Laveaux y voit une poésie‑archive qui met au jour une violence silencieuse. Elle ajoute : « Pour moi, c’est important d’avoir des ouvrages comme ça qui en témoignent. »
Mélissa Laveaux

Non-noyées : Leçons Féministes Noires apprises auprès des Mammifères Marines : Avec Alexis Pauline Gumbs, Mélissa Laveaux entre dans un texte qui relie écologie, mémoire de la traite et cosmologie afro‑féministe. Elle rappelle le sens du mot undrowned : « On pense à la traversée transatlantique et toutes les personnes qui ont choisi de se noyer ou qui ont été lancées à bas‑bord. » Ce livre devient pour elle une méditation sur les survivances et les transformations : les matriarcats animaux, les dauphins qui respirent autrement, la ménopause comme puissance. « J’aime bien cette idée de ‘surrender’, de se laisser aller aux mouvements de la mer », dit‑elle, soulignant la sagesse que le texte attribue au monde marin. Elle s’émerveille également du rôle de la ménopause dans les espèces sociales. Mélissa Laveaux

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