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Livres recommandés par Raphaël

Rapport à une Académie Franz Kafka

Aux membres d'une Académie des Sciences, un « homme » raconte, de sa capture à son adaptation au monde des hommes, son fabuleux passé de singe.

Raphaël : Un compte-rendu pour une Académie est l'histoire d'un jeune homme qui doit passer un examen et qui ne s'y rend pas. Je me sens assez proche de ce texte parce que j'ai vécu une espèce de burn-out à l'adolescence. L'écriture de Franz Kafka est un réservoir de beauté et d'idées. Nous y trouvons des phrases à la fois effrayantes et fantastiques.

Recommandé par : Raphaël

Episode : Dans la bibliothèque de Raphaël - Le Book Club

Un homme qui dort Georges Perec

"Tu as vingt-cinq ans et vingt-neuf dents, trois chemises et huit chaussettes, quelques livres que tu ne lis plus, quelques disques que tu n'écoutes plus. Tu n'as pas envie de te souvenir d'autre chose, ni de ta famille, ni de tes études, ni de tes amours, ni de tes amis, ni de tes vacances, ni de tes projets. Tu as voyagé et tu n'as rien rapporté de tes voyages. Tu es assis et tu ne veux qu'attendre, attendre seulement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à attendre : que vienne la nuit, que sonnent les heures, que les jours s'en aillent, que les souvenirs s'estompent." C'est en ces termes que le narrateur s'adresse à lui-même, "un homme qui dort", qui va se laisser envahir par la torpeur et faire l'expérience de l'indifférence absolue.

Raphaël : Je pense souvent à Georges Perec. Je me dis que sa mort si prématurée est une grande perte. Il pourrait tout à fait être encore en vie aujourd'hui, il aurait 85 ans. Je pense souvent à ces dizaines de livres inouïs qu'il aurait pu écrire s'il avait vécu plus longtemps.

Recommandé par : Raphaël

Episode : Dans la bibliothèque de Raphaël - Le Book Club

Les petites vertus Natalia Ginzburg

Publié en 1962, Le piccole virtù est un livre charnière dans l’oeuvre de Natalia Ginzburg. Connue pour ses romans, dans ce premier livre d’essais, Natalia Ginzburg – dont l’écriture est essentiellement attachée aux faits, aux gestes, aux voix et aux cadences – reste fidèle à elle-même : la recherche de l’essentiel est toujours concrète, toujours incarnée, les expériences morales prennent un sens physique – elle reste dans la narration qu’il s'agisse d’énoncer une pensée générale ou un jugement sur l’existence. Les petites vertus, ces onze textes (dont l'année et le lieu d'écriture sont si importants) entre autobiographie et essai, donnent à voir et à entendre, voix, figures, et paysages du siècle passé, à sentir et à penser une manière de vivre et un être au monde qui font partie de notre histoire. Parmi les chapitres de cet ouvrage, il faut remarquer tout particulièrement «Portrait d’un ami» (Rome, 1957), qui est la plus belle chose qui ait été écrite sur Cesare Pavese. Et aussi, les pages écrites immédiatement après la guerre, qui expriment avec une force brûlante le sens de l'expérience d’années terribles (en gardant, comme dans «Les souliers éculées» (Rome, 1945), un sens presque miraculeux du comique). Les souvenirs de l’exil, dans «Un hiver dans les Abruzzes» (Rome, 1944), côtoient les réflexions sur «Mon métier» (Turin, 1949). Enfin, dans «Silence» (Turin, 1951) et «Les petites vertus» (Londres, 1960), on trouve une Natalia Ginzburg moraliste dont la participation aiguë aux maux du siècle (passé) semble prendre naissance dans une sorte de empathie intime.

Raphaël : Nathalia Ginzburg parle ici de ce que laisse comme traces dans le présent, l'expérience d'avoir dû un jour partir de chez soi à cause de la guerre. Je pense que nous pouvons retrouver ça chez tout le monde. La chose paisible du monde et de la maison est si fragile.

Recommandé par : Raphaël

Episode : Dans la bibliothèque de Raphaël - Le Book Club

Le maître et Marguerite Mikhail Boulgakov

Moscou, années 1930, le stalinisme est tout puissant, l'austérité ronge la vie et les âmes, les artistes sont devenus serviles et l'athéisme est proclamé par l'État. C'est dans ce contexte que le diable décide d'apparaître et de semer la pagaille bouleversant les notions de bien, de mal, de vrai, de faux, jusqu'à rendre fou ceux qu'il croise. Chef-d'oeuvre de la littérature russe, «Le Maître et Marguerite» dénonce dans un rire féroce les pouvoirs autoritaires, les veules qui s'en accommodent, les artistes complaisants, l'absence imbécile de doute. André Markowicz, qui en retraduisant les oeuvres de Fiodor Dostoïevski leur a rendu toute leur force, s'attaque à un monument littéraire et nous restitue sa cruauté première, son souffle romanesque, son universalité.

Raphaël : Ce livre que je découvre à l'adolescence raconte un peu l'histoire de ma famille. Ma grand-mère est née à Odessa et toute sa famille venait d'Ukraine. Ils ont dû fuir la Russie soviétique. Il y a eu des séparations terribles et déchirantes. Ce livre parle de l'irruption, de l'irrationnel et du fantastique dans la Russie stalinienne.

Recommandé par : Raphaël (et aussi par François Busnel, François Busnel)

Episode : Dans la bibliothèque de Raphaël - Le Book Club

Raphaël apparait dans les épisodes suivants :

Le Book Club diffusé le 21/11/2025

Dans la bibliothèque de Raphaël

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