Livres recommandés par Yael Naim
Un lieu à soi Virginia Woolf
Un lieu à soi : c'est cet espace que réclame ici Virginie Woolf pour les femmes. Un espace qui est double : espace concret de la pièce de travail où s'isoler ; espace mental de la liberté de penser. Cet espace, c'est d'abord du temps à elles (et donc moins de tâches domestiques). C'est ensuite une liberté économique qui leur permet de s'assumer seules. C'est enfin l'espace qui reste à créer dans la tête des hommes (et souvent des femmes) pour admettre que oui, les femmes peuvent travailler, penser et écrire à l'égal des hommes.
Recommandé par : Yael Naim (et aussi par François Busnel)
Le deuxième sexe Simone de Beauvoir
Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la "réalité féminine" s'est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l'Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu'il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s'évader de la sphère qui leur a été jusqu'à présent assignée, elles prétendent participer au mitsein humain.
Recommandé par : Yael Naim
Le Portrait de Dorian Gray Oscar Wilde
« Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.» Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce vœu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.» Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique.
Recommandé par : Yael Naim (et aussi par François Busnel)
Les Utopiennes: Bienvenue en 2044 Antoine Limouzin, Alexis Fichet, Alice Barbe, Axelle Lorans, Collectif
Les Utopien·nes reviennent avec des nouvelles de 2044. Elles et ils nous parlent de leur vie en symbiose avec le temps, les arts, la Terre et tout ce qui la peuple, de leur monde post-décroissance où les sols respirent, où l'école est buissonnière et les villes humaines. Les Utopien·nes nous racontent comment les marges, mais aussi les cols blancs, les médias et les animaux ont fait la révolution. En 2044, au bord des marais on veille la Vivante, tandis que la justice défend la Seine. Le bien-être et l'amour sont devenus politiques, la féminine universelle et les livres prophétiques.
Recommandé par : Yael Naim
Yael Naim apparait dans les épisodes suivants :
Le Book Club diffusé le 23/01/2026
Dans la bibliothèque de Yael Naim
S'abonner à la newsletter
Inscrivez-vous pour recevoir les derniers livres ajoutés sur le site une fois par semaine



