Livres recommandés par Sébastien Tellier
La Ronde et autres faits divers Jean-Marie Gustave Le Clézio
Onze " faits divers ", d'une banalité tout apparente. Qu'il s'agisse d'un groupe d'ouvriers misérables passant en fraude la frontière italienne, de deux jeunes filles fugueuses, d'un enfant voleur, d'une femme accouchant seule sur la moquette d'un mobile home, surveillée par son chien-loup au regard de braise, qu'il s'agisse de la fillette broyée par un camion, ou de la fillette violée dans une cave de H. L.M., l'auteur impose aux faits une étrangeté bouleversante. L'incident s'annule au profit du dénominateur commun de toute souffrance humaine qu'articulent l'horreur de la solitude, la répression, l'injustice et, quoi qu'il arrive, le fol et vain espoir de rencontrer, dans l'amour et dans la liberté, une merveilleuse douceur.
Sébastien Tellier : J’ai adoré. Il y a une saveur très particulière, je l’ai lu il y a hyper longtemps, je lis très peu. J'avais adoré parce qu'il y avait ce côté, il décrivait des trucs archi banales, des barres d'immeubles, des mobilettes, mais avec une douceur. On avait l'impression que chaque objet décrit, il y a une sorte d'aura autour, comme si tout devenait un peu velouté. Il y a ce truc un peu comme Vasarely s'est mis à faire du orange, des couleurs plus douces, années 80, il y avait cette même douceur. Dans une banlieue, t'as l'impression que tout est doux, je trouvais que c'était vraiment bien joué de sa part d'écrire de cette façon là, de proposer ça.
Recommandé par : Sébastien Tellier
Les fourmis Bernard Werber
Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices.
Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre.
A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces «infraterrestres», au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses.
Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !
Recommandé par : Sébastien Tellier
Je voulais juste rentrer chez moi Patrick Dils, Karen Aboad
Avril 2002. Après quinze ans de détention, Patrick Dils sort innocenté de prison. Il est alors âgé de 31 ans. Condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir avoué le meurtre de deux enfants, il n'a cessé de clamer son innocence. L'adolescent perdu qu'il était lors de son arrestation s'est retrouvé pris dans un engrenage. Des aveux extorqués par la police, des détails omis, un procès mal mené, et il se retrouve confronté à l'horreur de la prison. A une période essentielle pour la construction de sa personnalité, Patrick Dils a dû faire face à la maltraitance et à l'humiliation régissant l'univers carcéral. Dans ce récit dénonciateur au ton grave et poignant, Patrick Dils raconte sans haine comment il a fait l'objet de ce que son avocat appelle "la plus grave erreur judiciaire du siècle".
Sébastien Tellier : Patrick Dils, qui avait été accusé à tort d'un crime fait par Francis Heaulme ou je sais pas qui. Et c'est un livre, mais je sais, c'est pas un écrivain, je sais pas, il a fait ça avec une journaliste, j'imagine. Et le livre est bouleversant. C'est formidable, un livre écrit par un mec qui n'est pas écrivain et qui a vécu un truc extraordinaire.
Recommandé par : Sébastien Tellier
Sébastien Tellier apparait dans les épisodes suivants :
Génération Do It Yourself (GDIY) diffusé le 29/04/2026
#538 - Sébastien Tellier - Artiste : Ma vraie carrière commence maintenant
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