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Tout passe Vassili Grossman

Après trois décennies dans les goulags, Ivan Grigoriévitch retourne au monde des hommes. Au cours d’un voyage en Russie poststalinienne, il croise le chemin de paysans, de soldats, de proches et d’inconnus qui, chacun à leur tour, abordent des moments tendres ou tragiques de leur histoire. De la guerre civile à la famine rouge, des politiques de répression de Lénine à la Shoah, l’ancien prisonnier dénonce ce qu’il perçoit comme l’asservissement de ses compatriotes et les abus de pouvoir des instances soviétiques.
Tout passe, le dernier roman de Vassili Grossman, représente le testament littéraire et politique d’un auteur incontournable dont la vision puissante de la liberté résonne encore aujourd’hui.

Philippe Meyer : En ce moment, je me replonge dans la lecture de Vassili Grossman, un auteur que j’avais déjà lu mais que l’on peut relire sans jamais s’en lasser, tant on y découvre chaque fois quelque chose de nouveau sur le monde et sur soi-même. J’ai recommencé par Tout passe, cette méditation à travers un personnage de fiction sur ce qui peut pousser un homme à commettre une action aussi misérable que dénoncer un crime qu’il sait inexistant — allusion au complot des blouses blanches, que Grossman avait lui-même contribué à accréditer en signant une dénonciation dont il a médité toute sa vie les conséquences. On a également publié récemment ses souvenirs et sa correspondance, rassemblés par son fils adoptif : on y retrouve un personnage profondément attachant et d’une lucidité remarquable, animé par une attitude profondément humaniste, par le désir de comprendre plutôt que de juger, voire sans juger. Cette volonté est d’une grande rareté et d’un prix immense.

Ce livre est recommandé par : Philippe Meyer

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