Les Chants de Maldoror
Comte de Lautréamont
- 1
- recommandation
- 1
- épisode
- Émissions
Le Book Club
Lorsqu’en 1869, sous le pseudonyme de Lautréamont, Isidore Ducasse fait imprimer Les Chants de Maldoror, c’est un texte inclassable que le jeune poète de vingt-trois ans offre aux lecteurs. Cette épopée de la peur, des ténèbres et du mal, qui brandit son attirail de cruautés et fait sourdre un fond de terreur infantile dans les amples strophes de ses six chants, demeura à peu près sans écho à sa parution : il fallut donc attendre sa redécouverte par les surréalistes pour que ce livre où s’inaugure la transgression moderne prît sa vraie place. L’ année suivante, les Poésies, dont on ignore si l’édition fut diffusée, démentaient leur titre en proposant, écrites en prose, un ensemble de maximes et de réflexions, acerbes parfois mais aiguës, sur la littérature et la morale. Le livre fut-il alors lu ? Quelques mois plus tard, Ducasse mourait mystérieusement.
Ce qu'en disent les invités
« J'avais dix-huit ans quand j'ai lu ce texte. C'est un miroir de ce que je ressens le plus profondément : la colère, l'insatisfaction, le chagrin, la nuit. Lautréamont dit qu'il faut regarder par la fenêtre l'endroit qui fait mal. Et l'endroit qui fait mal, ce n'est pas seulement celui où nous avons été victimes, c'est celui où nous avons été bourreaux. Pour moi, ce texte a été une leçon de littérature et de lucidité. »
Recommandé par
Mentionné dans
Cité dans le même épisode
Les autres livres recommandés dans « Dans la bibliothèque de Wajdi Mouawad » (Le Book Club).
Les nouveaux livres, une fois par semaine
Un e-mail avec les livres ajoutés sur le site, et qui les a recommandés. Rien d'autre.



