Un peu profond ruisseau… Catherine Millot
La mort n'a jamais tenu une grande place dans ma vie consciente. Je n'y pense guère et m'en préoccupe encore moins. Mourir au dernier moment, comme disait Céline, avec le courage et la dignité que j'ai vus aux bêtes, avec leur simplicité, voilà ce que je souhaite.À l'adolescence, alors que je ne m'en souciais pas davantage, il m'arrivait toutefois de me réveiller en sursaut la nuit avec la pensée qu'il allait falloir mourir un jour. Puis ces réveils disparurent. Plus tard, je m'intéressai aux philosophies antiques qui tiennent la mort pour rien, auxquelles faisait écho ce vers de Mallarmé : "Un peu profond ruisseau calomnié la mort."J'ai récemment failli mourir du coronavirus.
Françoise Vergès : Catherine Millot est une psychanalyste, dont j’ai lu pas mal de livres. J’ai choisi celui-ci, parce qu’elle l’écrit après le Covid, qu’elle a attrapé et dont elle a failli mourir. Quand j’ai lu ce livre, j'avais été impressionnée par ce que j'avais appelé sa sagesse face à la possibilité de mourir. Pour mon travail, Je lis et j'ai lu beaucoup de livres sur la torture sur la disparition, beaucoup de témoignages aussi de personnes disparues au Chili, en Argentine ou ailleurs, mais, dans ce livre, il ne s’agissait pas d’une une situation de politique ou de répression, c'était la maladie peut vous emporter et j’ai trouvé cela très impressionnant qu'elle ait pu l'écrire.
Ce livre est recommandé par : Françoise Vergès
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