La Ronde et autres faits divers Jean-Marie Gustave Le Clézio
Onze " faits divers ", d'une banalité tout apparente. Qu'il s'agisse d'un groupe d'ouvriers misérables passant en fraude la frontière italienne, de deux jeunes filles fugueuses, d'un enfant voleur, d'une femme accouchant seule sur la moquette d'un mobile home, surveillée par son chien-loup au regard de braise, qu'il s'agisse de la fillette broyée par un camion, ou de la fillette violée dans une cave de H. L.M., l'auteur impose aux faits une étrangeté bouleversante. L'incident s'annule au profit du dénominateur commun de toute souffrance humaine qu'articulent l'horreur de la solitude, la répression, l'injustice et, quoi qu'il arrive, le fol et vain espoir de rencontrer, dans l'amour et dans la liberté, une merveilleuse douceur.
Sébastien Tellier : J’ai adoré. Il y a une saveur très particulière, je l’ai lu il y a hyper longtemps, je lis très peu. J'avais adoré parce qu'il y avait ce côté, il décrivait des trucs archi banales, des barres d'immeubles, des mobilettes, mais avec une douceur. On avait l'impression que chaque objet décrit, il y a une sorte d'aura autour, comme si tout devenait un peu velouté. Il y a ce truc un peu comme Vasarely s'est mis à faire du orange, des couleurs plus douces, années 80, il y avait cette même douceur. Dans une banlieue, t'as l'impression que tout est doux, je trouvais que c'était vraiment bien joué de sa part d'écrire de cette façon là, de proposer ça.
Ce livre est recommandé par : Sébastien Tellier
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