L'âge d'or de la corruption parlementaire Jean-Yves Mollier
Entre collusion et corruption, les liaisons dangereuses de la Presse, de la finance et du monde politique au XXe siècle. Aussi vieille que le régime d'assemblée qui la sous-tend, la corruption parlementaire a fait parler d'elle bien avant que la République ne s'impose définitivement en France en septembre 1870. Toutefois, c'est avec le développement extraordinaire de la presse écrite, entre 1880 et 1960, que l'information a trouvé les ressources qui lui manquaient pour ne plus dépendre du seul bon vouloir des régimes et des pouvoirs en place. Avec l'apparition, à la veille de la Première Guerre mondiale puis dans l'entre-deux-guerres, de journaux populaires dont le tirage dépasse un ou deux millions d'exemplaires, la diffusion de l'information passe entre les mains d'une poignée d'hommes, que caressent les politiques et qui sont en mesure de faire tomber un gouvernement ou de dicter la composition du suivant. Ce pouvoir d'influence, loin de s'estomper au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, demeure si important que la bataille pour empêcher la nationalisation des messageries de la presse, bras armé du " trust Hachette ", sera considérée comme le plus important des combats à mener dans la France libérée. Mais alors pourquoi les forces unies sous l'autorité du général de Gaulle jusqu'en janvier 1946 puis dans le tripartisme, jusqu'en mai 1947, ne sont-elles pas parvenues à étendre au domaine de la presse leur volonté de doter le pays d'institutions qui garantiraient véritablement la liberté des citoyens ? C'est à répondre à cette question que s'emploie Jean-Yves Mollier dans ce livre novateur et fascinant dont les sources renouvellent notre connaissance de la période.
Marc Endeweld : C'est un ouvrage historique mais très précis. Certains trouveront un peu ardu et c'est très bien écrit et très didactiquement écrit et ça, en fait, ça raconte l'histoire du groupe Lagardère et comment le groupe Lagardère dans les années 40 a totalement collaboré avec l'occupant nazi et comment le groupe Lagardère à la sortie de la guerre, contrairement aux engagements du Conseil national de la résistance, a réussi à ne pas se faire nationaliser notamment en ce qui concerne la distribution de la presse et qui était en partie ensuite contrôlée par Lagardère via les Nouvelle messagerie de la presse parisienne et ça raconte comment ce lobbying du groupe Lagardère qui était pourtant un groupe collaborationniste a fait du lobbying mais aussi par la corruption politique de la Quatrième République.
Ce livre est recommandé par : Marc Endeweld
Ce livre est mentionné dans :
Marc Endeweld - La république,les affaires, que peut encore faire le journalisme ? - Thinkerview
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