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Dictionnaire amoureux des Juifs de France Denis Olivennes

La France n'est pas antisémite. Elle est même une incroyable exception historique et mondiale dans le rapport des Nations avec les Juifs. 

Dans ce " Dictionnaire amoureux ", à l'encontre des idées complaisamment entretenues, Denis Olivennes révèle tout ce que la France a apporté aux Juifs de France et tout ce que ces Juifs ont apporté à notre histoire nationale. 
L'auteur montre comment les Juifs, présents sur le sol de France depuis deux mille ans, ont entretenu avec la Nation, et la Nation avec eux, des liens inouïs d'amitié réciproque. Mais il fait aussi le constat que ni les non-Juifs ni les Juifs ne se souviennent désormais de cet héritage fertile. 

Sont ici évoqués, à travers une panoplie de notices originales et souvent inattendues, les événements forts de l'Histoire (l'Affaire Dreyfus, la collaboration du régime de Vichy...) et les grandes figures qui furent juives, d'origine juives ou demi-juives : Nostradamus, Montaigne, Bergson, Proust, André Citroën... Et de grands personnages chrétiens qui les protégèrent : d'Abélard à Charles de Gaulle en passant par Bernard de Clairvaux ou Pascal, dans un pays qui a aussi admiré sans réserve Sarah Bernhardt, Barbara ou Gérard Oury, et confié le pouvoir à des hommes d'État comme Léon Blum, Georges Mandel ou Pierre Mendès France. À travers des artistes ou des penseurs comme André Maurois, Emmanuel Berl ou Raymond Aron par exemple, on voit comment s'est constitué le berceau de ce que les historiens ont nommé le franco-judaïsme.

Jean-Louis Bourlanges : Je voudrais recommander ce livre que vient de publier Denis Olivennes. Je le trouve précieux et admirable, parce qu’il est pénétré de l’amour réciproque entre les Juifs et la France — et, dans une période où les relations sont aigries, vindicatives, cette respiration fraternelle fait du bien. C’est un dictionnaire, donc on y circule d’entrée en entrée, et cela permet de saisir des nuances : l’opposition entre le philo-judaïsme intellectuel de Pascal et l’antisémitisme brutal de Bossuet, l’analyse de l’antisémitisme, les parallélismes subtils entre le sentiment de perdition des Juifs de France et celui d’autres marginalisations. Le point essentiel est que la France a été le pays qui a le plus tôt et le plus fortement intégré les Juifs dans la communauté politique. On réduit parfois la France à l’affaire Dreyfus pour y voir la preuve de l’antisémitisme ; j’y vois au contraire la force des principes républicains arrachant un capitaine juif à la fureur antisémite. Des figures comme Pierre Mendès France l’illustraient encore dans les années 1930. Ce livre communie dans cette relation positive entre judaïsme français et République ; il apporte apaisement, sérénité, confiance — une parole positive après tant de pessimisme.

Ce livre est recommandé par : Jean-Louis Bourlanges

Ce livre est mentionné dans :

Notre dépendance vis-à-vis des États-Unis - Le nouvel esprit public

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