Un singe en hiver Antoine Blondin
"Le chauffeur n'avait plus le loisir de ralentir... Immobile, le ventre à toucher le capot, les pieds joints, Fouquet enveloppa d'un mouvement caressant la carrosserie de la voiture qui filait contre lui ; un instant, il donna l'impression qu'il allait abandonner sa veste au flanc hérissé de l'auto, mais déjà celle-ci l'avait dépassé, et, coinçant son vêtement sous son bras, il libéra sa main droite pour saluer à la ronde les spectateurs qui s'exclamaient diversement. "Ollé", dit-il..."
Ambre Chalumeau : Aujourd’hui, on parle d’Un Singe en hiver, d’Antoine Blondin ! Un livre d’une douce mélancolie et d’une profonde philosophie, et un des plus beaux textes jamais écrits sur l’alcool et sur les hommes. On parle de son auteur, mythique personnage des lettres françaises, homme de panache et de paradoxes, de zones d’ombre et de légendes, journaliste sportif incroyable et écumeur de bars. Et on parle de ce livre, qui n’est pas du tout une glorification idiote de la picole : il y a des passages magnifiques sur la grandiloquence que les personnages recherchent et obtiennent en buvant, mais il y a surtout des passages incroyables de psychologie et d’honnêteté sur pourquoi ils boivent, sur la peur panique du matin, de la solitude, et de l’âge adulte. Un livre bouleversant sur la camaraderie masculine et sur les hommes touchants et imparfaits, adapté au cinéma avec Gabin, Belmondo, des dialogues de Michel Audiard, et une des plus belles scènes de feu d’artifice de l’histoire du cinéma…
Ce livre est recommandé par : Ambre Chalumeau
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